Lancement jeudi 9 juin à 19 h à la Librairie Paulines, 2653 rue Masson, Montréal. 514-849-3585

Novalis et Écosociété vous invitent à un événement à ne pas manquer : une rencontre entre Louise Henry - qui vient tout juste de publier Délivrez-nous de la prison Leclerc! et Marguerite Rivard, co-autrice de Une fleur derrière les barreaux. Une discussion sur l'état des lieux des femmes en prison sera animée par Mathieu Lavigne et les contributions volontaires amassées lors de l'événement seront versées dans leur entièreté à la Société Elizabeth Fry du Québec, un organisme oeuvrant pour l'amélioration de la qualité de vie des femmes judiciarisées.

 

 

À propos de Une fleur derrière les barreaux (Novalis, 2022)

Très tôt dans sa vie, sœur Marguerite Rivard a ressenti l’appel de la cellule, celle de la vie religieuse dans la communauté cloîtrée des Clarisses de Valleyfield. Mais son engagement a pris une tournure inattendue lorsque, au fil du temps, elle s’est intéressée aux femme détenues. Et c’est derrière d’autres barreaux, ceux des prisons, qu’elle a trouvé sa véritable vocation. Dans une série d’entretiens avec sœur Marguerite, Mathieu Lavigne nous fait découvrir le parcours riche et inspirant de cette religieuse entièrement dévouée à sa mission auprès des femmes incarcérées. On y découvre les hauts et les bas de sa vie, mais surtout toute la force de son engagement à redonner de la dignité à ces femmes particulièrement marginalisées. Au fil de la conversation, on réalise que la pire prison n’est pas physique, mais plutôt intérieure, et c’est de celle-ci que sœur Marguerite aide ces femmes à s’affranchir.

Marguerite Rivard est bénévole en pastorale carcérale depuis trente ans auprès de femmes incarcérées. En 2016, elle a remporté le prix Reneault-Tremblay remis par l’Association des services de réhabilitation du Québec qui reconnaissait le caractère exceptionnel de son engagement social et citoyen envers les femmes judiciarisées. Avant d’œuvrer auprès des femmes détenues, elle a passé trente-six ans cloîtrée dans un monastère clarisse. Elle est aujourd’hui vierge consacrée.

Mathieu Lavigne est directeur de l’organisme "Mission chez nous", une œuvre de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec dont la mission est de sensibiliser un large public aux réalités autochtones. Il s’est impliqué pendant plusieurs années au Centre de services de justice réparatrice. On a pu l’entendre ces dernières années au micro de plusieurs émissions de Radio VM. Il a également codirigé l’ouvrage Religions et laïcité. Pour un nécessaire dialogue (Fides, 2014).

 

À propos de Délivrez-nous de la prison Leclerc! (Écosociété, 2022)

« Cette histoire n’est pas facile à raconter pour moi, mais je dois dénoncer la situation que vivent les femmes à la prison Leclerc afin que l’on prenne conscience des problèmes de droits humains qui ont cours dans cet établissement carcéral de Laval. »

C’est sur ces mots que s’ouvre le témoignage bouleversant de Louise Henry, incarcérée pendant 11 mois dans cet ancien pénitencier fédéral pour hommes à sécurité maximale où ont été transférées en 2016 les détenues de la Maison Tanguay. Le récit de son expérience derrière les barreaux et de celles de ses codétenues est aussi troublant qu’accablant: fouilles à nu excessives, recours abusif à l’isolement, violence verbale et psychologique, annulation subite de visites, accès limité à l’infirmerie, malpropreté extrême, problèmes d’eau potable, de chauffage et de plomberie, gestion inappropriée de la pandémie de COVID-19... Les conditions de détention à la prison Leclerc sont déplorables et inadaptées aux besoins des femmes. Il est temps que le gouvernement provincial ferme cet établissement, qualifié depuis des années de « véritable honte pour le Québec » par les militant.e.s des droits de la personne.

Comme société, n’avons-nous pas plutôt la responsabilité de soutenir et d’aider ces femmes souvent issues de groupes défavorisés, marginalisés et racisés? Comment punir les crimes mineurs de manière à favoriser la réhabilitation des détenues? Quel est le bien-fondé de recourir à la judiciarisation et à l’empri­sonnement pour répondre à des problèmes sociaux? Une chose est sûre : personne ne ressortira indemne de ce témoignage poignant et courageux.

 

Ex-détenue de la prison Leclerc, Louise Henry est membre de la Coalition d’action et de surveillance sur l’incarcération des femmes du Québec (CASIFQ), qui regroupe notamment la Ligue des droits et libertés, la Fédération des femmes du Québec et le Centre des femmes de Laval.

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